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Faire problème

Matthieu LAYEILLON

52,5 heures en 12 séances

Objectifs

- Acquérir sens critique, outils, méthodes et référentiel
- Préparer à l’épreuve écrite de culture générale :
- Solliciter/activer des compétences rédactionnelles visant la construction d’un argumentaire
- Favoriser la prise de parole en public : verbaliser et débattre
- Apprendre à faire problème ou problématiser.

Contenu

« Toute connaissance est une réponse à une question. » Gaston Bachelard
Étudier en école d’art, c’est apprendre à créer des formes et des idées et à créer une adéquation entre elles. Dans les ateliers de pratiques artistiques, les élèves sont accompagné.e.s pour mettre en forme des intuitions stimulées à la fois par des exercices pédagogiques et par des appétences pour certaines techniques. L’objectif est d’identifier et de valoriser la singularité artistique de chacun.e. Notre programme de formation s’emploie ainsi à équilibrer les forces entre les enseignements pratiques et théoriques en garantissant leur complémentarité. En ce sens, le cours Faire problème cherche à interroger la relation complexe et ténue entre le fait (matériel) et ce qui est dit/non-dit, voulu/non-voulu, lu/compris, etc. Nous investirons l’espace d’interprétation, l’écart entre l’artefact et les intentions qu’il véhicule et soumet à l’appréciation des publics.

“Je ne cherche pas à connaître les réponses, je cherche à comprendre les questions” disait Confucius. Sur ce principe, chacun.e proposera une lecture analytique aussi méthodique, critique que personnelle des problématiques que les artistes font passer dans leurs œuvres convoquant à la fois des idées artistiques, philosophiques, scientifiques, historiques, politiques, etc. Faire problème, c’est faire parler une œuvre, la déchiffrer, lire en elle et lire sur elle, aller chercher ses possibles significations afin de combattre la réception souvent consumériste du j’aime/j’aime pas. En miroir, Faire problème, c’est prendre du recul sur son propre travail, c’est travailler à l’identification de ce qui fait sens, fait œuvre, fait problème et fait (peut-être) art : autant de questions qui font écho à “qu’est-ce que l’art ?” ou mieux, à “quand y a-t-il art ?” comme le proposait Nelson Goodman.

Concrètement, les élèves s’exercent à la prise de parole et à l’écriture à travers des dispositifs méthodiquement renouvelés générant des débats, des commentaires d’essais, d’écrits ou d’interviews d’artistes, d’images, etc. Régulièrement, les élèves sont confronté.e.s à des simulations d’épreuves écrites de concours afin de les appréhender en toute connaissance de cause. Cela nécessitera de leur part une participation active en réponse à une stimulation de leur capacité cognitive à aller chercher des savoirs, à questionner le monde et l’art, à être au monde et à l’art, à créer des formes mais aussi des idées.

Evaluation

- Sont évaluées les compétences opérationnelles (savoir-faire prioritairement rédactionnels), comportementales (savoir-être), théoriques (en art et dans les autres domaines), indicibles (savoir y faire)
-De façon transversale, sont évaluées les capacités de compréhension, à poser un problème, à structurer une réflexion, à argumenter et contre-argumenter, à s’appuyer sur des savoirs (références précises, culture générale ou spécifique) ; la qualité de la réflexion : pertinence, singularité, intelligibilité du propos ; les capacités d’investissement et à prendre des risques.

Références

En amont, l’accent est notamment mis sur la transversalité entre les genres et les formes artistiques et sur les ponts conceptuels entre la musique du XXème siècle, la littérature, le cinéma et les arts plastiques. En aval, les références sont déterminées en fonction des exercices et des réflexions engagées par les élèves.